|
|
Mireille Warschawski"SANS ŒILLÈRES" (Extraits)Septembre 1939 : la guerre avec l’Allemagne hitlérienne commence. Beaucoup de jeunes gens en début d’études sont mobilisés. Les villes sur la frontière du Rhin sont évacuées, dont évidemment, Strasbourg. Nous avons quitté la ville quelques jours avant l’évacuation totale. La ville est vide mais les appartements restent meublés : chacun emporte le strict nécessaire. On emmène les strasbourgeois à Limoges et à Périgueux et ses environs. Certains choisissent l’endroit où ils veulent aller... |
Dr. Jacky BronsteinVIETNAM 2008 - JOURNAL DE BORD- Allo, les Bronstein ? C'est Dani. J'ai un projet de voyage à vous proposer... - Merci, tu es gentille, mais tu sais que nous venons de rentrer du Canada ; on ne peut pas repartir tous les deux mois ! - Écoute, Shai-Bar-Ilan nous propose un voyage au Vietnam à la place de l'Amérique du sud ; c'est bien moins cher, et surtout, on a déjà un petit groupe sympa... Voyage vers la Chine Journal de bord retraçant le séjour en Chine d'un groupe de médecins et de paramédicaux israéliens organisé par Médif (Médecins Israéliens Francophones). De Beijing à Shangaï, ce voyage est enrichi par de nombreux échanges professionnels et humains, des conférences multiples, mais aussi des spectacles fabuleux, des découvertes de lieux inattendus, des rencontres surprenantes, et de péripéties diverses racontées avec beaucoup d'humour... |
Suzanne HattabTant qu'il y aura des arbres"Ma famille a eu, comme toutes les familles, son histoire. À mon avis, assez originale et assez riche pour ne pas la laisser se perdre dans l'oubli de ceux qui vont suivre, et continuer après nous. Il n'y a pas longtemps, Yoram me confiait, avec des consonances de regrets dans la voix, qu'il ne se sentait pas faire partie d'une famille. Je crois que ce fut, là aussi, l'un des motifs qui m'ont poussée à raconter. À me raconter, à vous raconter cette famille. De vous la mettre sous le nez et dans le cœur..." |
Rabbin André Chalom Zaoui (z"l)"Hommage"Le Judaïsme libéral (1951) "Le Judaïsme libéral se consacre au renouveau de la spiritualité juive et permet le retour aux valeurs authentiques du Judaïsme prophétique et à la tradition mystique et hassidique. Il n'est pas une dissidence mais une réaction salutaire contre deux phénomènes opposés : une assimilation destructrice des valeurs propres au Judaïsme et un sectarisme contraire à l'universalisme juif." Mahomet et Israël (1976) "Toutes les religions, révélées et non révélées, comptent chacune plusieurs siècles et même plusieurs millénaires. Elles sont nées les unes et les autres, selon des circonstances historiques précises et toujours en réaction au mode de vie, aux us et coutumes et à la morale de l'époque." Torah et Coran (1979) "Dans le Coran, Mahomet parle souvent des juifs et des chrétiens de son temps et de son pays. Beaucoup de ceux-là étaient des prosélytes, anciens idolâtres qui avaient définitivement choisi leur voie religieuse dans le judaïsme, notamment les Himyarites d'avant la période islamique, comme Samuel ben Adiya, roi de Taymâ et, au VIe siècle, le roi Yusuf Dhu Nuwas qui s'était aussi converti au judaïsme, avec beaucoup d'autres éléments des populations sud-arabiques." Falashas (Texte en anglais) "(1979) Ten years ago I attended a service in the Coptic church of Jerusalem, Rehov Hachabashim. At the end of the prayer I talked with one of the monks and asked him about the meaning of the word Falasha in the Amharic language. He told me that Falasha means exiled, or banished. The Ethiopians use this word to designate the Jews who live in their land, which was conquered by the Queen of Sheba on her return from Jerusalem after her famous meetings with King Solomon (I Kings, X)." Contraception et Judaïsme (1969) "Selon le traité des Principes (Mishna Avoth), "tout est entre les mains de Dieu, sauf la crainte de Dieu". Les Sages de la Tradition synagonale interprètent ce principe comme étant l'énoncé du libre-arbitre, c'est-à-dire de la liberté de choix dont l'homme dispose à l'intérieur du vaste déterminisme universel." La communauté juive de Djerba (1950) "La communauté juive de Djerba a le caractère d'une société ancienne et pauvre: la misère et l'absence d'hygiène sont des règles comme la légende et la superstition. Les vêtements des juifs sont identiques à ceux des arabes, y compris le fez rouge. C'est difficile de les distinguer, leurs femmes sont complètement couvertes comme les femmes arabes". |
Viviane Scemama LesselbaumLe portableExtrait de "L’avant-dernier marrane" (nouvelles). Un conte délicieux et délicat, écrit dans un style narratif captivant. Une relation incongrue lie un jeune voleur à sa victime : en dérobant un portable, le jeune homme ignorait qu'il allait intégrer l'univers de la vieille dame qui en était propriétaire ; la disparité se voile d'ombres... La page de Viviane Scemama Lesselbaum |
Amaury WatremezAmaury et ses rondeurs"J'ai toujours été rond, gros, bas de poitrine, bouboule, obèse, boule de suif, un peu enrobé, enveloppé, gras, voluptueux, pulpeux, imposant. Quand j'étais tout petit, je ne pleurais que pour manger, il paraît, et j'étais déjà un bébé de poids dès la naissance, une publicité pour savons ou bien ressemblant à l'un de ces angelots joufflus en stuc que l'on trouve dans les églises baroques." |
| Hypocondrie "Quand j'étais petit, certes je n'étais pas grand (ah, ah, ah, suis-je spirituel) mais je feuilletais souvent le dictionnaire médical "Vidal" de mon père (un gros livre rouge), qui exerce une profession de santé, quand j'étais persuadé d'avoir une grave maladie. Par exemple, toussant un peu, ayant un point de côté, je souffrais d'une pneumonie voire de la tuberculose, un jour même ayant un bouton mal placé..." |
Anne-Marie AuroyerAffaire à suivre..."Peu férue dans le maniement de M. Ordinateur, ma "Imma" (ma maman d'adoption, quoique la mienne n'ait pas prévu de me renier...) a un jour décidé de venir à ma rescousse. Elle m'a montré qu'un clavier pouvait servir à d'autres personnes qu'aux secrétaires, et aussi qu'il n'est pas désagréable de passer du temps devant un écran. Même si, finalement, on évite ainsi de faire mille choses urgentes !" |
Ève L'Hermite-NuguesDes clés qui en connaissent un rayon..."Bon, inutile de vous présenter le professeur Tournesol, n'est-ce pas ? Et d'une, vous le connaissez, et de deux, c'est ainsi que mes fils me surnomment affectueusement ! Tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui encore je n'ai pas démérité du brave Professeur..." |
Laurence MackertLa tentative de suicide de Julie"À quinze ans, Julie s'était sentie si seule, si lourde de néant, si misérable, qu'elle tenta de se suicider. Un jour aigre et gris elle se rendit à la cave, accrocha une corde à l'une des poutres de soutènement et noua l'extrémité autour de son cou ; elle monta sur un tabouret et, d'un coup de pied amer, rejeta le siège. Une morsure incohérente lui rompit la gorge. Cela dura une interminable seconde, puis elle tomba brutalement : la poutre délabrée et corrodée par l'humidité et les vers venait de céder en s'abattant sur son épaule." |
| La mort de mamie Line "Elles partirent ensemble, la mère et la fille. Elles firent le voyage en train. Dès la sortie de la gare, Florence, la mère, décida de prendre un taxi et de se rendre de suite à l'hôpital. Chacune tenant sa valise, elles pénétrèrent dans une chambre morne où flottaient des relents de pharmacie. L'oncle Gérard, le frère aîné de Florence, était prostré dans un coin de la pièce. Il les vit, se leva difficilement, les embrassa et se rassit sans dire un mot. Il n'y avait rien à dire. " |
Niki VerderberLe trou aux idées"J'ai découvert ce trou, tout à fait par hasard. Je ne cherchais rien de bien précis. Au début, je le crus vide et inanimé. J'y suis entrée avec précaution, sans savoir ce que j'allais surprendre... En fait, ce trou était bourré d'idées. J'étais ravie, et aussitôt décidai de m'emparer de certaines d'entre elles, les plus éblouissantes..." |
Viviane Scemama LesselbaumOrigines et histoire des berceuses dans le monde.Les chansons qui accompagnent le coucher des enfants dans le monde. De l'Afrique aux États-Unis, de la culture yiddish à l'âpre berceuse guerrière, Viviane nous invite à une odyssée vivifiante au sein des coutumes ancestrales de la berceuse. "À partir du 4ème mois le fœtus réagit aux musiques qui proviennent de l’extérieur, si la mère chantonne, accompagne des rythmes, ce qui va constituer un repère sécurisant dans son univers fœtal et qu’il reproduira dans son langage, au sortir, sous forme de cris ou de pleurs." La page de Viviane Scemama Lesselbaum |
Jean-Marc EpsteinLe syndrome de Stockholm – les enfants dans leur famille"Lorsque, lors d'un enlèvement, des otages manifestent vis-à-vis de leurs ravisseurs des marques de soumission et même de sympathie, on appelle cela le syndrome de Stockholm. On évoque peu la situation de victimes qui n'ont été soumises à aucun kidnapping physique tel qu'on le conçoit, et qui, néanmoins, manifestent tous les symptômes de ce syndrome." |
Jani MauzardLe lendemain |
Niki VerderberL'Ombre bleue de nuit |
| Un matin fou et flou |
Viviane Scemama LesselbaumEn attendant MargotLes dialogues de cette tragi-comédie sont truffés d’emprunts à l’arabe, à l’hébreu, et d’expressions franchouillardes. Ainsi, certains mots et phrases forment un dialecte d'une grande saveur. "Jojo, il est bête comme un balai sans poils. Ce n’est pas lui qui aurait inventé la machine à courber les bananes..." La page de Viviane Scemama Lesselbaum |
Niki VerderberLa salle du tempsUne courte pièce de théâtre de l'absurde où des personnages attendent leur destin en faisant tourner le temps. "Je prends du recul pour mieux avancer ; je suis jeune et on me dit toujours que j'ai la vie devant moi, que j'ai le temps de voir venir... Mais je ne veux pas perdre mon temps à ne rien faire, je veux avancer. Et pour aller plus vite, il me faut prendre du recul..." |