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Jean de La Fontaine (1621-1695)


Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine

Biographie

Jean de La Fontaine (né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, mort le 13 avril 1695 à Paris).
Ce poète français de grande renommée l'est surtout pour ses Fables et dans une moindre mesure ses contes licencieux.
Styliste éblouissant, moraliste, il pose un regard lucide sur la nature humaine.
On lui doit également des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son talent de moraliste.
Ses Fables constituent la principale œuvre poétique de cette période classique, et l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature fran­çaise.

La Fontaine grandit dans un milieu bourgeois de province ; son père est conseiller du roi et maître des Eaux et Forêts.
Il fait des études de rhétorique latine, puis entame des études de droit, interrompues pour entamer une carrière ecclésiastique. Après un an et demi, il retourne au droit.
Il se marie à vingt-six ans avec Marie Héricart qui n'a que quatorze ans. Le mariage n'était nullement un mariage d'amour, mais un mariage d'intérêt, organisé par les parents de Marie pour faire cesser les avances d'un cousin. La dot que la très jeune Marie apportait était assez substantielle pour que le ménage puisse vivre sans soucis financiers.
Jean de La Fontaine fréquente les milieux lettrés. Il publie, anonymement et sans grand succès, une pièce, l'Eunuque (1654), inspirée de Térence.
Proche du Surintendant Nicolas Fouquet, Jean de La Fontaine reste à l'écart de la cour royale (Louis XIV) mais fréquente les salons comme celui de Madame de La Sablière qui rassemblait la meilleure société.
Mêlé aux débats de l'époque, il se range dans le parti des Anciens dans la fameuse Querelle des Anciens et des Modernes, polémique née à l'Académie française et qui agite le monde littéraire et artistique de la fin du XVIIe siècle.

Il obtient ses premiers succès avec deux longs poèmes, Adonis (1658) et le Songe de Vaux (1659) composés pour son protecteur Fouquet, puis compose un recueil de Contes et Nouvelles (1665).
Vers 1672 il rencontre les grands auteurs de l'époque : Molière, Racine, Boileau.
Il rédige un livret d'opéra pour Lully (Daphné), fait paraître de nouveaux Contes puis, en 1678, une nouvelle édition des Fables largement augmentée. À l'Académie française où il est élu en 1684 malgré l'hostilité de Louis XIV, il lit son Discours à Mme de La Sablière, forme de confession personnelle. Il écrit un nouvel opéra, l'Astrée.
En 1693, il rédige ses dernières fables (il en aura écrit 240 au total).

L'œuvre de La Fontaine offre la figure exemplaire d'une sagesse désabusée : elle choisit la nature, la retraite méditative plutôt que la vie de la cité et, face à la violence du réel, elle préfère le rire plutôt que les pleurs.

À la fin de sa vie, très malade (souffrant probablement de tuberculose), sous la pression d'un prêtre, il abjure sa vie épicurienne et ses écrits anticléricaux, accepte de renier ses contes jugés trop grivois, et promet de faire pénitence et de n'écrire que des ouvrages pieux. Il meurt le 13 avril 1695.

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La Fable

Construction
Antagonisme : le faible contre le fort, l'intelligence contre la bêtise, conflit entre deux forces qui s'opposent.
Triomphe de la morale qui donne une leçon de vie parfois riante, parfois cruelle, fréquemment astucieuse.
Le poète a souvent puisé son inspiration dans des fables anciennes, écrites par Esope, Horace, Pilpay, en renouvelant ce genre en en réinventant totalement la forme : le court récit devient alors un élément essentiel, au même titre que l’est la morale didactique qui le conclut.

La fable antique
La plus ancienne fable, L'Épervier et le Rossignol, figure dans les travaux et les jours d'Hésiode, suivie de près par celle de Stésischore, Le Cerf et le Cheval
Depuis l'Antiquité, on réunit les fables les plus anciennes sous le nom d'Esope. D'après Hérodote, cet écrivain grec, fabuliste, serait contemporain du Pharaon Amasis (570-527 av. J-C.), aurait beaucoup voyagé et serait mort à Delphes.
Sa vie est légendaire mais et on n'est même pas sûr qu'il ait existé et il est peu probable qu'il ait écrit ses fables ni inventé toutes celles qui lui sont attribuées.
Par "fables d’Ésope" on désigne un ensemble de fables qui ont inspiré de nombreux auteurs.

Les fables de La Fontaine
Œuvre écrite entre 1668 et 1694. La Fontaine insiste sur ses intentions morales : "Je me sers d'animaux pour instruire les hommes."
Le deuxième recueil des fables constitue une somme de la culture classique latine et grecque, et s'ouvre même à la tradition indienne (Le Pañchatantra).
Jean de La Fontaine illustre grâce à ses fables les principales valeurs du classicisme, mouvement culturel, esthétique et artistique qui se développe en France dès 1660. Il propose l'idéal de l'"honnête homme" et développe une esthétique fondée sur une recherche de la perfection et de la raison.
Le courant littéraire du classicisme à travers Jean de La Fontaine
Biographie de Jean de La Fontaine

Les deux amis
Illustration Gustave Doré

Les deux amis

[Pilpay]

Deux vrais amis vivaient au Monomotapa :
L'un ne possédait rien qui n'appartînt à l'autre :
   Les amis de ce pays-là
   Valent bien, dit-on, ceux du nôtre.
Une nuit que chacun s'occupait au sommeil,
Et mettait à profit l'absence du soleil,
Un de nos deux Amis sort du lit en alarme ;
Il court chez son intime, éveille les Valets :
Morphée avait touché le seuil de ce palais.
L'ami couché s'étonne, il prend sa bourse, il s'arme ;
Vient trouver l'autre, et dit : Il vous arrive peu
De courir quand on dort ; vous me paraissez homme
A mieux user du temps destiné pour le somme :
N'auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ?
En voici. S'il vous est venu quelque querelle,
J'ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point
De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle
Était à mes côtés ; voulez-vous qu'on l'appelle ?
Non, dit l'ami, ce n'est ni l'un ni l'autre point :
   Je vous rends grâce de ce zèle.
Vous m'êtes en dormant un peu triste apparu ;
J'ai craint qu'il ne fût vrai, je suis vite accouru.
   Ce maudit songe en est la cause.
Qui d'eux aimait le mieux ? Que t'en semble, lecteur ?
Cette difficulté vaut bien qu'on la propose.
Qu'un ami véritable est une douce chose !
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ;
   Il vous épargne la pudeur
   De les lui découvrir vous-même.
Un songe, un rien, tout lui fait peur
   Quand il s'agit de ce qu'il aime.

La Fable de Pilpay

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Explicatif

La Fontaine apporte, avec cette fable, une apologie de l'amitié.
Deux amis vivent au Monomotapa. Une nuit, l'un d'eux se précipite dans la chambre de l'autre qui, inquiet, se réveille et lui propose aussitôt pour le satisfaire son épée, sa bourse et son esclave.
Le premier des amis explique à l'autre qu'il a rêvé de lui et l'a vu un peu triste.
La Fontaine prend alors à témoin le lecteur des vertus de l'amitié.

Deux discours apportent de la variété à la fable, ils présentent les traits de caractère des deux amis.
De plus, l'auteur utilise le présent de narration pour rendre l'action plus capti-vante et proche du lecteur.
Le lecteur va se sentir impliqué dans la fable, d'ailleurs l'auteur fait lui-même une apparition dans la fable avec la phrase : "que t'en semble, lecteur ?".
L'auteur rend son texte simple, aisé à lire, et d'une sincérité vraie en créant une relation d'amitié avec le lecteur.

Cette fable, au rythme vif, est une véritable scène de théâtre : évocation très rapide du décor, les protagonistes sont présentés très rapidement.
La Fontaine a choisi, dans cette fable, le thème de l'amitié car il pensait que ce sentiment manquait aux courtisans et aux nobles du XVIIème siècle.
Etudes littéraires

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Vidéos

Les deux amis, par Fabrice Luchini
LA FONTAINE, LES DEUX AMIS (PAR FABRICE LUCHINI)



Les Fables de la Fontaine, par Fabrice Luchini
les fables de la Fontaine, par Fabrice Luchini

LES FABLES DE LA FONTAINE, PAR FABRICE LUCHINI

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Deux amis

Lecture modifiée
Le texte, écrit en français facile et en langage familier, est conçu pour permettre une compréhension plus aisée.
(Le français pour les étrangers, classe moyenne et supérieure)

Deux amis habitaient un pays imaginaire.

Ils partageaient leurs biens et, solidaires,
Mettaient en commun toutes leurs affaires :
"Tout ce qui est à moi est à toi,
Après tout, nous vivons sous le même toit !"

Une nuit, alors que dans la maisonnée
Grâce à Morphée tout le monde dormait,
L'un des amis se réveille brusquement
Et court dans la chambre de l'autre, bruyamment,
Réveillant ainsi tous les habitants.

Tiré de son sommeil en sursaut, surpris,
L'ami s'étonne et sort du lit,
Il prend son portefeuille, sa carte de crédit ;
Va vers l'autre et lui dit : "que se passe-t-il ?
En pleine nuit, cette agitation, ce bruit...
As-tu une dette d'argent ? Tiens, prends ce qu'il te faut.
T'aurait-on menacé ? Sois tranquille,
On va démolir ces vermisseaux.
(Je suis ceinture noire de judo).
Veux-tu finir la nuit, une femme à tes côtés ?
Je connais une jeune fille complaisante et jolie
Qui en ta compagnie et dans ton lit se plairait ;
Si je l'appelle, elle viendra vite, je le sais !"

"Non, dit l'ami, je te remercie de ton beau dévouement
Mais il ne s'agit pas de cela : je dormais profondément
Et je rêvais que tu n'allais pas bien ; j'en étais inquiet,
Ce rêve semblait vrai et m'effrayait :
J'ai voulu te voir aussitôt pour vérifier."

L'amitié trouble et brouille les cœurs
Comment reconnaître le meilleur ?
Qui des deux aimait le mieux ?
Que t'en semble, lecteur ?

Qu'il est bon d'avoir un vrai ami !
Il est prêt à combattre vos ennemis,
Il devine vos peines, craint pour vous,
Frémit d'un rien et vous donnera tout.



Mais la réalité est tout autre ma foi,
Des amis on en a, mais de vrais, nenni,
Cette fable n'est qu'une jolie utopie,
La Fontaine le savait bien, lui qui en pâtit.

Les amis se comptent sur un doigt
Si tant est qu'on ait la décence bien fondée
De bien donner et de ne rien demander.

Amis, si j'écris ainsi veuillez ne pas m'en vouloir,
Je sais ce que je vous dois,
Je n'ai l'esprit triste ridé de noir
Que par désir ingrat d'encor plus recevoir...


Niki Vered-Bar

Farfouilleries

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Le Lievre et la Tortue
Illustration Gustave Doré

Le Lièvre et la Tortue

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but. - Sitôt ? Etes-vous sage ?
Repartit l'animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore.
- Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
Ni de quel juge l'on convint.
Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ;
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint
Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s'évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gageure. A la fin quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière ,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien ! lui cria-t-elle, n'avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi, l'emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

Commentaires

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Le Lièvre et la Tortue

Lecture modifiée
Le texte, écrit en français facile et en langage familier, est conçu pour permettre une compréhension plus aisée.
(Le français pour les étrangers, classe moyenne et supérieure)

Rien ne sert de courir ; il faut partir à temps.
Le lièvre et la tortue vont vous le prouver maintenant.

"On fait la course ? dit la tortue,
Je parie que je franchirai la barrière avant toi."
"Avant moi ? Quelle bêtise dis-tu ?
Tu n'es pas sensée ! Il faut te soigner !"
Se moqua le lièvre sans pitié.
"Garde ton mépris et tes railleries
, J'ai tous mes esprits et je maintiens le pari !"

Quels étaient les enjeux ? Qui allait juger ?
Nul ne le savait et en fait, peu importait.

Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ;
Sûr de lui, il savait avec quelle facilité
Il s'échappait, riait et se jouait
Des chiens qui le prenaient en chasse.
"J'ai tout le temps pour brouter,
Pour dormir et écouter le vent qui passe..."
Ainsi, il se prélasse et laisse la tortue aller
De son allure, lente, grave et posée.

Elle avance avec peine et ardeur
Se hâte avec lenteur.

Lui, orgueilleux et méprisant face à sa rivale,
Sûr de sa victoire et de sa vitesse que nul n'égale :
Pour encore plus de gloire, il lui faut partir tard.
Alors, il se repose, il s'amuse à mille autres choses
Qu'à cette course. A la fin, quand il vit
Que l'autre touchait presque la ligne d'arrivée,
Atteignait déjà le but, il partit comme un trait ;
Mais les élans qu'il fit furent vains :
La Tortue franchit la barrière
Et arriva la première.

Eh bien ! lui cria-t-elle, n'avais-je pas raison ?
A quoi vous sert votre vitesse ?
C'est moi qui gagne ! Et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

Niki Vered-Bar


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Contes de Jean de La Fontaine

La pression religieuse de la fin du règne de Louis XIV, et plus tard la pudibonderie, la pudeur excessive du XIXe siècle, ont mis dans l'ombre ses contes grivois.
La Fontaine réalise un défi poétique en jouant sur la sexualité sans la nommer, à "dire sans dire", dans un jeu de dérobade et de provocation.

La Couturière
Certaine sœur, dans un Couvent,
Avait certain amant en ville,
Qu'elle ne voyait pas souvent
La chose, comme on sait, est assez difficile.
Tous deux eussent voulu qu'elle l'eût été moins ;
Tous deux, à s'entrevoir, apportaient tous leurs soins.
Notre sœur en trouva le secret la première :
Nonnettes, en ceci, manquent peu de talent.
Elle introduisit le galant,
Sous le titre de couturière,
Sous le titre et l'habit aussi.
Le tour ayant bien réussit,
Sans causer le moindre scrupule,
Nos amants eurent soin de fermer la cellule,
Et passèrent le jour assez tranquillement
Á coudre, mais Dieu sait comment.
La nuit vint ; c'était grand dommage,
Quand on a le cœur à l'ouvrage.
Il fallut le quitter :
"Adieu, ma sœur, bonsoir !
- Couturière, jusqu'au revoir !"
Et ma sœur fut au réfectoire,
Un peu tard, et c'est là le fâcheux de l'histoire.
L'abbesse l'aperçut, et lui dit en courroux :
"Pourquoi donc venir la dernière ?
- Madame, dit la sœur, j'avais la couturière.
- Vos guimpes ont donc bien des trous,
Pour la tenir une journée entière ?
Quelle besogne avez-vous tant chez vous
Où jusqu'au soir elle soit nécessaire ?
- Elle en avait encor, dit-elle, pour veiller ;
Au métier quelle a fait, on a beau travailler,
On y trouve toujours faire."



Conte de sœur Jeanne
Sœur Jeanne ayant fait un poupon,
Jeûnait, vivait en sainte fille.
Toujours était en oraison.
Et toujours ses sœurs à la grille.
Un jour donc l'abbesse leur dit ;
Vivez comme sœur Jeanne vit ;
Fuyez le monde et sa séquelle.
Toutes reprirent à l'instant :
Nous serons aussi sages qu'elle
Quand nous en aurons fait autant.

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Des proverbes

Quelques vers de Jean de La Fontaine qui sont devenus des proverbes :
  • La raison du plus fort est toujours la meilleure. (Le Loup et l'Agneau)
  • Si ce n'est toi, c'est donc ton frère. (Le Loup et l'Agneau)
  • Garde-toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine. (Le Cochet, le Chat et le Souriceau)
  • Je plie et ne romps pas. (Le Chêne et le Roseau)
  • On a souvent besoin d'un plus petit que soi. (Le Lion et le Rat)
  • La méfiance est mère de la sûreté. (Le Chat et un vieux Rat)
  • Petit poisson deviendra grand. (Le Petit Poisson et le Pêcheur)
  • Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras. (Le Petit Poisson et le Pêcheur)
  • Le travail est un trésor. (Le Laboureur et ses Enfants)
  • Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. (Le Lièvre et la Tortue)
  • Aide-toi, le Ciel t'aidera. (Le Chartier embourbé)
  • Tel est pris qui croyait prendre. (Le Rat et l'Huître)
  • Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours
    Qu'on ne l'ait mis par terre (L'Ours et les deux Compagnons)
Citations

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