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Le syndrome de Stockholm – les enfants dans leur famille

Analyse (extrait de "L'étude des syndromes"), de J-Marc Epstein

Lorsque, lors d'un enlèvement, des otages manifestent vis-à-vis de leurs ravisseurs des marques de soumission et même de sympathie, on appelle cela le syndrome de Stockholm.
On évoque peu la situation de victimes qui n'ont été soumises à aucun kidnapping physique tel qu'on le conçoit, et qui, néanmoins, manifestent tous les symptômes de ce syndrome.
C'est le cas d'enfants soumis à une trop forte autorité parentale. On retrouve le même schéma de dépendance psychologique des victimes vis-à-vis de leur père ou de leur mère (ou même des deux à la fois). C'est le phénomène de "compliance " (Amitai Etzioni). Incapables de réagir, ils se soumettent et coopèrent, cherchent à séduire le bourreau pour "l'attendrir".
Leur comportement est tout à fait identique à celui des victimes d'un enlèvement.
Le cadre familial prépondérant leur ôte toute liberté d'expression personnelle. Ils subissent une interaction comportementale et se calquent, par survivance psychologique, sur les dominants.

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