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L'Ombre bleue de nuit

Un poème de Niki Verderber (Vered-Bar)

1er accessit avec diplôme de Médaille de bronze au Concours International Littéraire - Arts et Lettres de France - 2003


Je suis rentrée chez moi, trébuchant sur les pistes âpres de l'enfance,
Prête à décrasser les vieilles années et les mauvais rêves.

Il n'y avait plus personne, les fantômes même s'étaient évaporés.
Les ruines, pourtant, ne celaient rien : des failles de lassitude
Et des débris de gêne aveuglaient encore le bistre des pierres.
Des craquelures de peine grise suintaient le long des murs.
Une fragrance d'antan, d'amer, cernait durement les bourrelets de poussière.

Un chaos cinglait mon angoisse.

J'ai démêlé ce tourment, ces rides, ces verrues de dissension :
À ce havre malingre d'autrefois ma vie n'adhérait plus.

Alors, délaçant les courroies des épaves,
Décidée d'écarter le passé, j'ai posé mon lendemain
Hors des marais blessés.
J'ai troqué le pas de mon destin.
En passant sur la brume, j'ai cueilli l'ombre bleue de nuit.
Ma torpeur s'est dissipée.

Le matin renaissait, et, dans la paume de ma main,
Les pétales d'étoiles souriaient.

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