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Expressions et mots bizarres

Histoire de mots
Petit recueil d'expressions et de mots déconcertants, aux origines souvent étranges, choisis justement pour leur incongruité.
Paradoxes et irrégularités, étymologies complexes, surprenantes, drôles ou même incohérentes... la langue française est si bizarre parfois !
Cette liste est loin d'être exhaustive et ne demande qu'à s'allonger : votre contribution sera la bienvenue [mail]

Filiations et étymologies bizarres |  Expressions |  Drôles de questions |  Idées reçues, idées fausses |  Comme c'est bizarre...

Filiations et étymologies curieuses...
D'où viennent ces mots ?

Aberration
Une aberration est, à l'origine, un terme d'astronomie signifiant un écart entre la direction apparente d'un astre et sa direction réelle, dû aux mouvements de la Terre.
Ce mot a pris la forme conceptuelle qu'on lui connaît actuellement (une absurdité, un non-sens) depuis 1788.

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Album
Le mot album vient de l'adjectif latin "albus" qui signifie "blanc".
Chez les romains, ce mot désignait un tableau blanchi au plâtre sur lequel on inscrivait le nom des personnages officiels, sénateurs ou juges.
En France, le mot ne réapparaît qu'au 18e siècle avec l'invention du livre d'or qui, reprenant l'idée de liste de personnes de l'album romain, est appelé "album amicorum", l'album des amis, puis plus simplement "album".

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Alopécie (Forme de calvitie)
L'alopécie est la chute ou l'absence, partielle ou généralisée, des cheveux ou des poils. (Larousse)
Ce mot vient du grec alôpex, qui signifie "renard"... Probablement en comparaison avec la chute annuelle des poils de cet animal.

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Baccalauréat
fr.wikipedia.org/wiki/
Ce mot a des origines gauloises et latines.
En gaulois, le mot baccalaris signifie "jeune paysan" et a évolué dans le français sous la forme "bacheler" (jeune noble sans terres).
En latin, c'est le mot laureatus, qui signifie "orné de lauriers", qu'on retrouve dans le mot français "lauréat"...
La fusion des termes "baccalaris" et de "laureatus" a donné le terme "baccalaureat"...

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Badin (e)
Qui aime à rire et qui se plaît aux choses légères. Folâtre...
Cet adjectif a le même radical que badaud (Littré) et est issu du provençal, sot (Larousse).
(Voir texte)

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Bagne
Le mot "bagne" est issu de l'italien bagno, "établissement de bains".
"Autrefois, cet établissement était le lieu où était subie la peine des travaux forcés ou de la relégation." (Larousse)

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Baragouiner
Le verbe baragouiner a deux histoires : l'une populaire, l'autre savante.
L'histoire populaire voudrait que baragouiner soit la contraction de deux mots bretons : bara "le pain" et gwin "le vin". Ces mots étaient fréquemment employés par les bretons dans les tavernes où l'on parlait français.
L'autre histoire, celle avancée par ceux qui veulent voir une origine latine à (presque) tous les mots de la langue française, voudrait que baragouiner vienne du latin barbaracuinus qui signifie "barbare".
Dans les deux cas, baragouiner désigne le fait de parler une langue de façon incompréhensible.
(voir aussi Charabia)

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Bas-bleu
Un bas-bleu, (au pluriel bas-bleus) est un terme péjoratif qui désigne une femme pédante à prétentions littéraires et intellectuelles.
Calqué sur l'anglais blue-stocking de même sens, en souvenir d'un lord anglais à bas bleus qui fréquentait assidûment le salon de lady Montague (1689-1762).
Le terme fut adopté par les conservateurs et les réactionnaires pour stigmatiser toutes les femmes qui affichaient des prétentions littéraires ou intellectuelles. (Wikipedia)
Rappelons que la misogynie s'arborait haut et fort dans la structure sociale et culturelle des messieurs de cette époque... (Relire "Les Précieuses ridicules" de Molière)

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Béquille
Le Larousse nous dit que ce mot est issu de "bec" et du latin anaticula, "petit canard".
Bizarre, non ? Pas tant que ça, car, d'après le Dictionnaire de l'Académie française, on appelle "béquille", en termes de serrurerie, la poignée d'un bec-de-cane...
Le Littré a trouvé autre chose : "On le tire de bacillus, "petit bâton" ; mais cette étymologie est inapplicable à un mot qui ne paraît pas ancien, et la vraie dérivation est celle de Diez, qui le tire de bec ; la béquille étant ainsi dite à cause de l'espèce de bec que représente la traverse."
D'accord ? Pas d'accord ? J'en reste le bec dans l'eau.

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Bernique
Cette interjection désuète (hélas !) vient du normand emberniquer, "salir" (Larousse)
On l'utilise pour appuyer un refus et pour exprimer que l'espoir qu'on a est mal fondé et sera déçu. (Littré)
(Ne pas confondre avec "nique" !!!)

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Bizarre
Deux étymologies possibles :
Le mot serait issu de l'italien bizzarro, "emporté" (Larousse).
Il pourrait aussi être d'origine espagnole ou portugaise, bizzarro également, et aurait eu le sens de "magnanime, vaillant"... (Littré)
Alors ? C'est bien bizarre tout ça, n'est-ce pas ? Voici qui va éclairer ce mot :
"S'écarter du goût ordinaire par une singularité non convenable, c'est être bizarre ; s'en écarter par une fantaisie qui tout à coup change d'idée, c'est être fantasque ; s'en écarter d'une manière contraire au bon sens, c'est être extravagant." LAVEAUX.

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Blague
La blague à tabac était faite autrefois d'une vessie de porc.
la blague, dans le sens de farce, de plaisanterie, a un lien commun avec la blague à tabac : en ancien français, une vessie est un gros mensonge, probablement par analogie avec vesse : du vent...
(Voir texte)

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Canapé
Deux versions :
-  En castillan le canapé est un coussin qui sert à avoir les pieds chauds. Au Moyen-Âge, la noblesse mettait les cans (chiens) aux pieds pour le bien-être: can a pé, canapé...
-  En grec, kônôps signifie "moustique" et on pense qu'on appelait kônôpeîon le lit égyptien entouré d'une moustiquaire.

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Cerf-volant
lucane
La lucane
Mais non, les cerfs ne volent pas, voyons ! Par contre, certains coléoptères, dont la lucane, oui ! Les mandibules de cet insecte ressemblent à la ramure du cerf et de ce fait, on l'appelle aussi communément "cerf-volant".
Toutefois, cette étymologie est contestée, il existe une autre version :
D'après le dictionnaire de l'Académie française, le mot "cerf-volant" viendrait de serp-volante, mot d'origine méridionale signifiant "serpent volant".
Cette étymologie serait confirmée par la forme des premiers cerfs-volants apparus en Europe, qui étaient décrits comme des "dragons", ressemblant à des serpents avec leur longue queue.

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Chandail
Le mot chandail, qui signifie "gilet sans boutons", est né au siècle dernier dans les halles. Il s'agit en réalité d'une abréviation populaire de "marchand d'ail" en "chand d'ail" que criait les marchands d'ail pour attirer la foule.
Très vite, ce mot a servi à désigner le gros tricot qui les protégeait des intempéries.

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Charabia
Le charabia est un langage inintelligible, confus. Ce mot est issu de l'espagnol algarabía, "baragouin, jargon, algarade", lui-même issu de l’arabe al arabiya qui signifie "la langue arabe".
Cette origine serait contestée : certains pensent que cette étymologie aurtait un caractère raciste (?).
Toutefois, une autre origine, bretonne cette fois, est tout à fait plausible. (Voir Baragouiner)
On y perd son latin...

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Chevet
Le chevet est un mot issu du latin caput, capitis, qui signifie "tête". (Le Littré nous dit que c'est un diminutif de chef.)
En fait, c'est la partie du lit où l'on pose la tête. (Larousse)
Montaigne
Montaigne
L'oreiller est un chevet, ainsi que le disait Michel de Montaigne, (Essais, III, 18) :
"Ô que c'est un doux et mol chevet, et sain, que l'ignorance et l'incuriosité, à reposer une tête bien faite !"
Donc, si vous vous rendez au chevet de quelqu'un, vous allez le rejoindre sur l'oreiller ?

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Cheville, clavicule, clavier

Saviez-vous que "cheville" et "clavicule" sont tous deux issus du même mot latin clavicula, "petite clef" ?
"Clavicule", est l'os qui sert d'arc-boutant à l'épaule, et que l'on a ainsi appelé parce qu'on l'a comparé à la clef d'une voûte.
Quant à "cheville", il ne s'agit pas seulement d'un terme qui désigne une partie du pied, mais aussi d'un morceau de bois ou de fer court et arrondi, dont on se sert pour boucher, ou assembler, ou accrocher.
Origine quasi identique pour "clavier" avec une différence pourtant, ce mot vient de clavis, clef... De plus, un autre sens du clavier, autre que l'outil informatique, est "Petite chaîne ou anneau de fer pour réunir les clefs". (Dictionnaire Littré)
Mais la clef de quoi, au fait ?

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Cimetière
Ce mot provient provient du grec koimêtêrion qui signifie "dortoir" et signifie donc un lieu de repos...

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Concubinage
"Entretien notoire et simultané du jardinet de devant et de celui de derrière..." [Pour tout l'or des mots, Claude Gagnière]
Le concubinage (du latin concubina "coucher avec"), était longtemps dénigré comme portant atteinte à la famille.
Si l'Église était favorable au concubinage chez les prêtres avant le 5e siècle, elle le condamna par la suite : les concubins vivaient dans le péché et étaient considérés comme des criminels.
"Les germains et les carolingiens connaissaient un second type de mariage suite à un rapt (ou un viol !) de la femme que l'on nommait "concubine"..." [Fiesta - L'histoire du mariage]
"Sous Napoléon, les concubins ne disposaient d'aucun droit et la société les rejetait durement. Jusqu'au 19e siècle, le concubinage était l'apanage de la classe ouvrière. Ce n'est qu'à la fin de la deuxième guerre mondiale que le concubinage "s'embourgeoise" pour devenir une forme de fiançailles qui permet aux "futurs" mariés de découvrir la vie à deux. Dès lors le concubinage tend à se généraliser." [Juristudiant]
Si les relations extraconjugales, le cocuage, les amants et même la prostitution furent sublimés et faisaient thème dans la littérature classique (la poésie des Troubadours, le fin'amor, Molière, Shakespeare, Feydeau - et tant d'autres...), il n'en était pas de même du concubinage. Trop amoral ? Peu intéressant ? Une perversité qui ne se trempait pas d'encre, semble-t-il...

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Confetti
confetti
Les confetti (attention, pas de "s" au pluriel) sont des petites rondelles de papier coloré qu'on se lance dans les fêtes.
C'est en Italie que le confetti est né, mais il s'agissait alors de dragées que les gens lançaient par poignées lors du Carnaval.
Confetti signifie "dragée" en italien, pluriel de confetto.
Les français adoptèrent les "confetti" pour saluer le Carnaval de Nice, mais c'était au début de petites boulettes de plâtre colorées puis, plus tard, ils utilisèrent les rondelles de papier qu'ils nommèrent "confetti parisien"...

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Crétin
Crétin est un mot d'origine valaisanne. Le crétin est une personne qui, habitant sur les crêts, boit de l'eau trop pure. Cette eau qui ne circule pas dans le sol n'a pas la possibilité de se charger en minéraux, d'iode en particulier.
Le manque d'iode provoque plusieurs pathologies dont les principales sont l'idiotie et le goître. À l'état endémique, lorsque le manque d'iode est permanent, on parle de crétinisme.
Il est amusant de constater qu'une fausse explication étymologique, inventée à une époque où on ignorait tout des pathologies liées aux carences, prête au mot chrétien la paternité du vocable crétin...

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Diable
Le mot "diable" a beaucoup d'origines, du grec entre autres, diábolos, mot qui signifie étymologiquement "qui désunit", dérivé du verbe diabállô, "lancer à travers"...
En grec classique, diábolos signifie "qui médit, qui calomnie"...
(Eh ben ! l'enfer pour une petite médisance, pour si peu de choses ? Ah ! ces Grecs, pffff...)

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Disputer
Le verbe disputer est issu du latin, (dis, préfixe) putare, "penser".
Au 12e siècle, il signifiait alors "examiner", "discuter", "débattre"...
Nous voilà bien loin du sens qu'il a pris depuis le 17e siècle : "rivaliser avec, (se) quereller".

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Divan
Ce mot vient du persan, diouân qui signifiait "conseil".
Au 16e siècle, dans les pays du Levant, le Divan était un Conseil suprême, un tribunal, une assemblée de notables qui siégeaient sur des coussins : le Divan impérial.
Il était donc coutume, en ces temps-là, d'assembler le divan, dont le Grand vizir était le chef.
Encore un mot à coucher dehors...
(Dictionnaire Littré et la 8e édition du Dictionnaire de l'Académie française)

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Échec et mat
Le jeu d'échecs
Wikipedia - Manuscrit (c.1320)
Le jeu d'échecs fut inventé en Inde au 6e siècle puis s'implanta en Perse avant de s'installer en Europe...
C'est en Perse qu'il fut désigné par le nom qu'on lui connaît aujourd'hui : lorsque le pion figurant le roi du joueur adverse était sur le point de succomber, le vainqueur disait shâh mât ce qui signifiait "(le) roi (est) mort".
Ce qui a donné, en français "échec et mat".
En Angleterre du 11e siècle, le ministre des Finances était appelé "chancelier de l'Échiquier" car les réunions se passaient autour d'une table à cases blanches et noires, comme un échiquier.
(Précisons que les notions de mathématiques de cette période étaient on ne peut plus minimes : la table en damier aidait aux calculs...)
Chèque : lorsque naquit le chèque bancaire, il fut nommé d'abord exchequer bill, parce qu'issu de l'échiquier.... Son nom faut ensuite abrégé en check, chèque.

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Entrechat
Non, nul félidé à l'origine de ce pas de danse, alors...? Vous donnez votre langue au chat ?
Ce mot est issu de l'italien, intrecciata, qui signifie "entrelacé".

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Fromage
Ce mot vient du latin caseus formaticus.
Caseus désignait "l'aliment obtenu par la coagulation du lait" et formaticus la forme, le formage...
En ancien français du 12e siècle, le mot qui servait à désigner le fromage était tout d'abord "forme", puis "formage" au 13e siècle, pour finalement, les langues ayant fourché sur la première syllabe, permuter en "fromage".

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Garce
Le mot "garce" est - ou plutôt était - le féminin de garçon...
Autrefois, garce n'avait aucun sens péjoratif et signifiait simplement jeune fille.
Il est devenu dans la langue moderne un terme injurieux et grossier : garçon s'est purifié, mais garce s'est dégradé.
Dire, qu'autrefois, un parent fier de sa progéniture disait : "Hein ! qu'elles sont belles, mes petites garces..."

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Gargouillis, Borborygme
Il existe deux termes identiques, synonymes, pour exprimer les bruits causés par le déplacement des gaz et des liquides dans le tube digestif : "gargouillis" et "borborygme".
Je suppose que la différence est onomatopéique selon que votre estomac fasse "gargar" ou "borbor"...
gargouilles de Notre Dame de Paris
Gargouilles de Notre Dame
Gargouille
Une petite parenthèse pour rappeler que la gargouille n'a aucun rapport avec les "gargar" ou les "borbor" de votre estomac, si effrayants soient-ils.
Il s'agit d'un conduit saillant, souvent orné d'une figure de fantaisie, adapté à une gouttière, à un chéneau et qui déverse les eaux de pluie loin des murs. (Larousse)
La gargouille portait dans les bâtiments gothiques la figure de chimères, harpies et autres monstres, et reçoit aujourd'hui celle de masques d'animaux, de mufles de lion, etc.
Le sens de gargouille est étymologiquement celui de gosier. (Dictionnaire Littré)
(Voir les chimères et les gargouilles de Notre Dame de Paris)

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Gigot
se secouer en remuant jambes et bras...
L'origine de ce mot viendrait du vieux verbe français "giber", dérivé du latin "Gibbicare" qui voulait dire "se secouer en remuant jambes et bras" (P. Guiraud).
Gigue, gigot : voilà aussi le nom d'un genre de viole, instrument à trois cordes, qui accompagnait ces danses.
D'autre part la gigue, qui vient d'Angleterre, est ainsi nommée à cause des mouvements des jambes.
"Regimber" a la même origine.

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Grève
Jusqu'au 19ème siècle, la Place de Grève était une place de Paris (aujourd'hui la place de l'Hôtel de Ville).
Elle était ainsi nommée en raison de sa proximité avec le quai de la Grève (quai en pente douce plongeant dans la Seine).
C'est sur cette place que se rencontraient entrepreneurs et personnes à la recherche d'un emploi. Lorsqu'un salarié n'était pas satisfait de son travail, il se mettait en grève, c'est-à-dire qu'il retournait sur la Place de Grève à la recherche d'un emploi meilleur.
Le sens du mot a évolué lorsqu'au début du 19ème siècle, les ouvriers mécontents de leurs conditions de travail se sont "mis en grève" en se réunissant sur la place du même nom.

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Hurluberlu
L'étymologie de ce mot est inconnue. Richelet prétend qu'il vient de l'allemand, mais sans dire de quel mot. C'est peut-être un mot de fantaisie, comme tourlourou pour "petit soldat qui fait le beau". (Dictionnaire Littré)
(À ne pas confondre avec un chien qui fait le beau, voyons ! Autrefois, "faire le beau" avait le sens de "se faire une beauté"...)
Dans sa lettre du 20 mai 1672, Mme de Sévigné avait employé le terme "hurlubrelu" pour désigner une sorte de coiffure de femme :
"Elle est coiffée hurlubrelu ; cette coiffure est faite pour elle...".
Le sens de ce mot aujourd'hui est : "Personne étourdie, écervelée, qui se comporte avec extravagance. (Larousse)

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Infarctus
Du latin in "dans" et farcire, "remplir", "bourrer de farce"...
Pour une farce, c'en est une, une vraie bouffonnerie : imaginez, le vaisseau sanguin qui s'obstrue et le coeur qui se transforme en hachis !

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Jacasser
D'après Le Larousse, voici un verbe qui vient de jacque, nom dialectal du geai, et qui signifie "crier", en parlant de la pie.
Bref, des drôles d'oiseaux.

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Kaléidoscope
Le kaléidoscope a été inventé par le physicien écossais Sir David Brewster au milieu du 19ème siècle.
Kaléidoscope nous vient donc de l'anglais. Il est composé de trois racines grecques : kalos, "beau", eidos, "forme" et skopein, "observer".
Un kaléidoscope est donc un appareil dans lequel on observe de belles formes (ou images).

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Kangourou
kangourou
Mythe ou réalité ? Voici l'histoire de ce mot et, si elle est largement diffusée, elle est également très controversée...
Quand les Anglais arrivèrent en Australie, ils furent étonnés de voir un étrange animal qui faisait des bonds incroyables. Immédiatement ils appelèrent un indigène et l'interrogèrent au moyen de signes.
Ils notèrent que les indigènes disaient "Kan Ghu Ru", ce qu'ils transcrirent par "kangourou".
Or les linguistes détermineront quelques temps après que les indígènes voulaient dire : "je ne comprends pas" !

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Loufoque
Pour trouver une étymologie à ce mot-là, faut chercher loin, croyez-moi : rien de transcendant dans le Littré, rien dans le Larousse et rien non plus dans le Dictionnaire de l'Académie française...
Mais j'ai tout de même découvert des explications très intéressantes dans la Petite anthologie des mots rares et charmants, de Daniel Lacotte.
"Loufoque", vous l'aviez compris, est un dérivé de "fou".
Figurez-vous que, si de nos jours nous nous amusons à parler le "verlan", au 19e siècle, on parlait le "lem" ou le "loque"...
Ce langage codé fut inventé et mis au point par la Corporations des bouchers parisiens. Ces gens au vert parler le pratiquaient entre eux pour éviter de choquer leur clientèle par leurs propos salaces !
Cela consistait à ajouter l'une des deux syllabes ("lem" ou "loque") à la fin d'un mot et à intervertir la première lettre avec le "l" de "lem" ou de "loque". Futé, hein ? Qu'est-ce qu'on rigolait à cette époque...
D'après Daniel Lacotte, "fou" fut ainsi traficoté en recevant le rajout de "loque" et devint fouloque, puis loufoque en intervertissant le "l" avec le "f". C'est dingue, non ?

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Malotru
Allons ! Nulle grivoiserie sur l'origine de ce mot ou adjectif.
Ce terme, issu du latin male astrucus, "né sous une mauvaise étoile", désigne une personne grossière et mal élevée. (Larousse)
Toutefois, on peut supposer que ce mot est né de malè structus, "mal bâti" ou "mal tourné" ; sans négliger une possible origine languedocienne où mal estruë signifie mal appris, ignorant...

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Manchot
Non, rien à voir avec des manches... Le mot manchot a pour origine latine mancus signifiant "manquer".
Buffon appliqua ce terme du fait de l'atrophie de leurs ailes qui ne leur permettent pas de voler.

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Manigance
Manigance
main
Ce mot, souvent employé au pluriel, signifie "petite manœuvre secrète qui a pour but de tromper" (Larousse).
Dérivé du latin manus, "main", ce terme, très voisin du verbe manigotter, "jouer des mains", désignait les faiseurs de tours.
Machination est une terme synonyme. Dans la manigance, il y a la main ; dans la machination, il y a la machine. La machination est donc quelque chose de plus compliqué, de plus grand que la manigance.
D'ailleurs manigance est du langage familier, et machination de tous les styles. (Littré)

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Marionnette
L'étymologie de ce mot serait mariolette, dit par altération et diminutif de "mariole", nom qu'on donnait anciennement à de petites figures de la Vierge Marie. Dictionnaire Littré
Quant à "mariole", connu parce qu'il "fait le mariole", il proviendrait de l'italien mariolo, "filou". Larousse.
Pas évident tout cela, faudrait connaître toutes les ficelles...

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Mascara
Mot qui vient de l'italien maschera et qui veut dire "masque".
Quoi ? Mesdames, saviez-vous que, étymologiquement parlant, le produit cosmétique que vous utilisez pour embellir et épaissir vos cils, devrait les dissimuler ?

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Mélancolie
Du grec melagkholia, de kholê, bile, et melas, noire...
Le sens en français, mélancolie, vient du fait que l'ancienne médecine associait cette maladie à la bile noire, prétendument sécrétée par la rate.
(Voir spleen)

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Morbide
Si on fait souvent la corrélation du mot "morbide" avec le mot "mort", cela est surtout dû au hasard des consonances.
En italien, morbida, signifie "souple", mais aussi "beau" et "harmonieux"...
En français, le mot vient du latin morbidus "malade, maladif" qui lui-même est un dérivé de morbus qui signifie "maladie" : qui est propre à la maladie, pathologique.
Ce n'est qu'au sens figuré que le mot a pris l'extension de malsain ou pervers.

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Nique
Dans la 8e édition du Dictionnaire de l'Académie française, on trouve : "Geste fait en signe de mépris ou de moquerie. Il ne s'emploie que dans cette locution : Faire la nique à quelqu'un..."
Vous avez bien compris, il ne s'emploie QUE dans cette locution ; si des petits malins parmi vous pensent l'utiliser différemment, attention !
Le Littré et le Larousse s'avancent un peu plus : "Étymologie : On le rapporte d'ordinaire à l'allemand nicken, "faire un signe de tête."
Le Littré précise que cette étymologie semble la bonne et que le verbe niquer prend ainsi le sens de "branler la tête", car Georges Chastellain, né en 1405, avait écrit dans "Les expositions sur vérité mal prise" :
Grignoit les dents, et maschoit ses levres, niquoit de la teste souvent.
Hé ben ! Autrefois, c'était cette partie de l'anatomie qu'ils utilisaient ? Je n'en dirai pas plus ! Quoi ? Que j'approfondisse le sujet ? bernique ! Non mais !

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Nonchalance
Ce mot est composé de non et du verbe en ancien français chaloir, "être d'intérêt pour"...
Le verbe chaloir est lui-même d'origine latine calere, "avoir chaud" et on le retrouve dans l'expression un peu surannée Peu m'en chaut : "peu m'importe".
Nonchalance signifie absence d'ardeur, d'énergie, manque de vivacité. De nos jours, on l'emploie essentiellement pour signifier une attitude affectée ou une lenteur...
(Voir texte)

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Nylon
Il circule de nombreuses étymologies sur l'origine du mot nylon comme celles affirmant que le nylon provient de NY (New York) et LON (London), ou encore du prénom des épouses des inventeurs.
Son inventeur, Wallace Carothers, s'étant suicidé avant de donner un nom commercial à son polyamide 66, il revint à un comité de trois membres de chez DuPont de faire le choix en 1938.
Un des membres Dr. E.K.Gladding proposa "Norun" (pour no run soit ne s'effile pas), et changea aussitôt en "Nuron" pour éviter une publicité mensongère, tout en rimant ainsi avec Rayon ou coton, qui fut finalement déformé en nylon pour avoir un acronyme prononcé de la même façon pour les américains et les anglais.
Cette version officielle de DuPont fut aussitôt pervertie par quelques plaisantins en Now You Lose Old Nippon ou Now You Lousy Old Nippon, avec un succès tel que DuPont a commissionné en 1941 un journal japonais pour y démentir cette étymologie insultante. (Wikipédia)

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OK
Certaines théories, savantes ou farfelues, circulent sur la toile quant à l'étymologie de l'expression O.K...
En voici quelques-unes :
-  Au cours de la guerre de sécession, O.K. signifierait "zero killed" ("zéro tué"). Le chiffre zéro se lit O en anglais. Si personne n'est tué, tout va bien, donc c'est O.K.
-  O.K. vient de l'anglo-américain. L'expression serait la déformation graphique de "all correct" qui signifie "tout est bien". On a transformé "all correct" en "oll korrect", dont les initiales sont O.K. La première trace de cette transformation se retrouve à Boston en 1839.
-  L'expression OK vient du grec : ola kala, qui signifie "tout va bien"...
(Le Monde)
Vous n'avez qu'à choisir la proposition que vous préférez, okay ?

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Opportunisme
D'après Larousse, opportun est issu du latin opportunus qui signifie "qui conduit au port".
"L'opportunisme est l'attitude consistant à régler sa conduite selon les circonstances du moment, que l'on cherche à utiliser toujours au mieux de ses intérêts."
Alors, pourquoi "qui conduit au port" ? Y a-t-il un rapport avec "bien mener sa barque" ou savoir "d'où souffle le vent" ?
En tout cas les opportunistes arrivent souvent à bon port et se fichent bien de ceux qui se sont noyés en leur servant de bouée...

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Oscar
http://www.oscars.org/aboutacademyawards/awards/oscar.html

Ce prix, qui récompense les meilleurs films aux États-Unis doit son nom à Margaret Herrick, en 1928.
La bibliothécaire de l'Académie se serait écriée en voyant la statuette, représentant un homme nu plongeant une épée dans une bobine de film, qu'elle ressemblait à son oncle Oscar...

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Poltron
Le mot vient du latin polex truncatus ("pouce coupé")
Sous l'Empire Romain, pendant le règne de l'empereur Valentinien (364-375), les hommes se coupaient le pouce pour échapper au service militaire.
Le phénomène grandissant, les autorités durent prendre des mesures et punir les fautifs, que l'on méprisait alors et que l'on traitait de lâche, et de polex truncatus, pouce coupé.

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Porcelaine
La porcelaine est le nom d'un coquillage et les linguistes sont d'accord pour établir que l'étymologie de ce mot provient du latin porcella, ("truie"), à cause de sa ressemblance avec la vulve d'une truie...(?)
Bon, pour le coquillage, l'histoire est réglée...
Et le matériau ? Son nom lui a été attribué par analogie avec le coquillage, mais nul ne sait vraiment pourquoi. Les italiens du 15e siècle auraient-ils cru qu'elle était faite de coquillages broyés ? Cette explication est contestée par beaucoup d'étymologistes...
Rappelons que la porcelaine est une variété de faïence fine obtenue à partir de kaolin, une matière noble et fragile qui n'a aucun rapport, semble-t-il, avec la vulve d'une truie...
Personnellement, j'ai trouvé une raison : la potiche !
(voir ci-dessous...)

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Potiche
(Suite de "porcelaine"...)
...Effectivement, une potiche est un vase de porcelaine de Chine ou du Japon.
http://www.cool-smiley.com/emoticones_gratuit_animes_01.html
On ajoute le coquillage, la vulve de la truie et le tour est joué ! Nous avons la "potiche" des familles, la plus "Bidochon" que l'on puisse espérer !
Alors ? Si on dit de quelqu'un "quelle potiche !", quel en est le sens ? Parle-t-on d'une personne précieuse et fragile ou est-ce là une histoire cochonne ?

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Potron-minet
La locution d'origine (1640) était dès le poitron-jacquet, (ou "patron" ou même "poltron"), "dès la pointe du jour".
Elle était composée de l'ancien français poitron issu du latin posterio qui signifie "arrière-train", le tout accompagné de jacquet, nom de l'écureuil.
Elle signifiait donc littéralement "dès que l’on voit poindre le derrière de l'écureuil", c'est-à-dire aux aurores....
On trouve ensuite dès potron-jacquet, puis dès potron-minet, par substitution de jacquet par minet, "chat".
(Bernard Cerquiglini)
(Voir texte)

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Rat
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rat_domestique
On retrouve la racine étymologique à la fin du 12e siècle, peut-être de l'allemand ou du norvégien ratt ou ratz, onomatopée née du bruit du rat qui grignote (selon Petit Robert 1990).
Curieusement, l'extension de ce mot a donné le verbe rater...

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Recroqueviller (se)
Mot composé de croc et de vrille.
Un croc est un mot germanique qui signifie "Instrument muni d'une ou de plusieurs tiges pointues et recourbées servant à suspendre quelque chose" .
Quant à vrille, ce mot est d'origine latine viticula, "vrille de la vigne". (Larousse)
Cela donne un ensemble très imagé et l'on peut sans peine se représenter un genre de pauvre crochet, tout sec, recourbé et tordu...
(Voir texte)

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Ricochet
  Mot issu, peut-être, de coq ; ou dialectal riquer, "donner un petit coup", et hocher, "vaciller" (Larousse).
  On voit par l'historique qu'il y avait une fable du ricochet, sans que nous sachions ni ce qu'était cette fable, ni ce qu'était le ricochet.
En attendant, on peut, par conjecture, s'essayer sur le mot en lui-même. Un cochet, ou jeune coq, était jadis, dans certaines contrées, un plat que l'épousée donnait, pour se réjouir, aux jeunes garçons à marier. De là peut-être ri-cochet, cochet en retour, c'est-à-dire chanson chantée dans les réunions de ces jeunes gens. (Emile Littré)
(Voir texte)

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Satire
Pièce de vers dans laquelle l'auteur attaque les vices et les ridicules de son temps. Pamphlet, discours, écrit, dessin qui s'attaque aux mœurs publiques ou privées, ou qui tourne quelqu'un ou quelque chose en ridicule.
L'étymologie du mot "satire" vient du latin satira qui est une variante de satura, "farce"... (Larousse)
Un plat de différents mets, de satur, "farci", "rassasié". (Littré)
Ne pas confondre avec satyre, même si on y voit aussi une bonne farce.
(Bollog, satire humoristique)

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Serpillière
Je suis déçue, déçue, déçue... La langue française a failli ! À moins qu'il ne faille y voir une méchanceté machiste de Messieurs les Académiciens...
Mesdames, depuis la nuit des temps, nous nettoyons nos sols avec une serpillière, ce chiffon dégoulinant et infâme que l'on associe à la laideur, aux vilenies du corps et de l'âme...
Saviez-vous que ce mot abject est issu du latin scirpiculus, qui signifie "de jonc" ? (Larousse)
(Pourquoi "de jonc", je n'en sais fichtre rien mais, si vous le savez, merci de bien vouloir m'éclairer...)
Scirpiculus... Quel joli nom ! Quel mot honorable ! Cela fait rêver, non ? Si nous lavions nos sols avec un scirpiculus, il me semble que notre tâche aurait plus de dignité, que notre ouvrage acquerrait une noblesse, une distinction...
C'est dit : dorénavant, je ne me servirai plus que d'un scirpiculus pour le ménage ! et toc !

D'autres étymologies : (tirées du Dictionnaire Littré)
  Génevois : charpilière, cherpilière
  Provençal : sarpelheira
  Ancien catalan : sarpallera
  Espagnol : arpillera.
On trouve dans les glossaires du moyen âge serapellinae, serampellinae vestes, et même serapelluies, qui signifie de vieux habits, de vieilles peaux, des peaux de peu de valeur.

Hein ? Vous voyez ! C'est avec les vieilles peaux qu'on fait briller les sols !!!
(Voir texte)

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Silhouette
Etienne de Silhouette (1709-1767), ministre des Finances de Louis XV, était connu pour son originalité, si bien que, après avoir été renvoyé pour avoir voulu taxer les terres des aristocrates, il passa ses journées à découper des silhouettes dans du papier noir...

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Spleen
La définition du Larousse est "Vague à l'âme, mélancolie.". Ce mot vient de l'anglais spleen, "rate" - la rate étant considérée comme étant le siège de la mélancolie.
(Petite remarque : en français, dilater la rate signifie "faire rire")
Le mot rate lui-même provient du moyen néerlandais rate, "rayon de miel" - nous voilà bien loin des humeurs noires...)
Ne pas confondre : le verbe rater vient de "rat".

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Tact
Mot issu du latin tactus, de tangere "toucher".
"Le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin"
COCTEAU, Le Coq et l’Arlequin, 1918
Extrait du Dictionnaire de Citations françaises, Tome 2, Éditions Le Robert

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Tennis
Au XVIIe siècle, le jeu de paume était très en vogue en Europe et plus particulièrement en France.
Lorsque l'un des joueurs passait une balle à un autre, il lui disait, courtoisement, "Tenez !". En ce temps-là, la terminaison ez se prononçait "ets".
Ce terme a été repris plus tard par les Anglais et qui s'est transformé alors : "Tennis !"

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Touiller
Ce verbe (du latin tudiculare, "broyer, barbouiller") a pratiquement disparu du langage courant. On ne l'emploie quasiment plus que dans un contexte culinaire où il a le sens de "remuer".
- Touiller la salade, par exemple, signifie la mélanger avec la sauce, les condiments (dans le midi, on dira "fatiguer la salade").
- Ratatouille vient du verbe "touiller".

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Zut
Mot issu de l'agglutination de deux éléments, z- et -ut, dont le premier représente un -s final dans "allons" ou "je te/lui dis".
Le "z" de liaison, motivé ou non, était caractéristique du genre poissard qui fleurissait au début du 19e siècle.
Le deuxième élément "ut" ou sa variante "hut", apparaît dans un sens voisin de zut : (1791 - Le Véritable P. Duchesne) : "Allons, allons, hut! pas de ça" ; (1797 - La Petite poste de Paris) : "et ut, j'ai bu ma goutte"...
La finale -ut est d'origine obscure et a reçu plusieurs explications : quelques dictionnaires voient dans zut un croisement entre les interjonctions zest et flûte.
Certains considèrent -ut comme une atténuation euphémique de foutre par les intermédiaires : outre, out...

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Expressions curieuses
Voici quelques expressions désuètes, peu ou plus employées, que l'on pourrait toutefois ressuciter...

Chanter pouilles à quelqu'un
Cette expression date du 17e siècle et ne vous laissez pas tromper, en fait de chanson, il n'y a là nul troubadour, ni aubade, mais une cacophonie sifflante aux sons bien trempés d'injures !
D'après Larousse, en ancien français, "pouiller" signifiait dire des injures.
Chanter pouilles à quelqu'un : l'accabler de récriminations, de reproches, d'injures.

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Au temps que la reine Berthe filait
Cela veut dire "autrefois", "jadis". Bien sûr, ce n'était pas hier :
Il s'agissait de la bonne reine Berthe, Berthe de Souabe, dite la Filandière ou la reine fileuse qui vécut au 10e siècle et exerça le métier de reine au royaume Helvète.
Un dicton du XVIIe siècle fait référence au "temps que la reine Berthe filait". Son sceau, la représentant en train de filer, fait référence aux fées qui filent la trame des destins et protègent de leur bienveillance le petit peuple. (Wikipedia)

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colin-tampon
"Se soucier de quelque chose comme de colin-tampon" est une expression signifiant "n'y prêter aucune attention, s'en moquer".
le Littré de 1880 donne la définition de "colin-tampon" : Batterie des tambours suisses. Le Littré suppose que cette totale indifférence vis-à-vis des colin-tampons vient de ce que, dans la bataille, l'ennemi se moque complètement des roulements de tambour adverses. (Dictionnaire.sensagent)

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En voilà de drôles de questions...

Pourquoi y a-t-il des points sur les i ?
mettre les points sur les I
Au Moyen-Âge, faute de quantité de papiers suffisante (le parchemin coûtait très cher), l'écriture gothique des moines copistes, était serrée et abrégée.
Ainsi, la lettre i, qui n'était alors constituée que d'une seule barre verticale : l, pouvait aisément se confondre avec d'autres lettres.
Dans un souci de clarté, les moines prirent l'habitude d'apposer une marque sur les i afin de les reconnaître : ce fut un point au-dessus de la lettre.
Cette pratique fut ensuite élargie à la lettre j.
Le point sur le i entra tellement dans les habitudes orthographiques de la langue française, qu'il survécut à l'écriture gothique jusqu'à nos jours.
Aujourd'hui, l'expression "mettre les points sur les i", signifie clarifier les choses, comme le firent les moines copistes...

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Pourquoi parle-t-on de "mère poule" pour désigner une mère possessive, alors que les poules s'occupent très peu de leurs petits ?
C'est au Moyen-Âge, qu'il faut en chercher l'explication.
À cette époque où se construisait encore la langue française, il était dans les habitudes d'attribuer un animal à chaque trait du caractère humain. Pour désigner une mère possessive, l'animal féminin le plus courant dans la vie populaire était la poule.
Ainsi naquit l'expression "mère poule".

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Pourquoi dit-on "noir comme un geai"... alors que cet oiseau est brun clair tacheté de bleu ?
Il sagit sans doute d'une erreur provenant de son homonyme, le jais, pierre d'un noir brillant.

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Un remède de bonne femme... qui est cette femme ?
À l'origine, on disait bona fama, expression latine qui signifie "de bonne renommée".
Plus tard, l'usage du mot fâme s'est perdu et on se contenta de transformer fâme en "femme"...
Seuls ont subisté "fameux", "infâme" ou même "mal famé".

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Tomber dans les pommes ? Et s'il n'y a pas de pommes, où tombe-t-on ?
Cette altération de la langue est semblable à la précédente.
À l'origine, on disait tomber dans les pâmes, "tomber en pamoison" ou "se pâmer"...
Le mot pâmes devenant inusité, il faut remplacé par "pommes"... Vous parlez d'une compote !

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Idées reçues, idées fausses

Le contenu des articles de cette rubrique est prouvé (Tatoufaux.com - Le tombeau des idées reçues)
Le cimetière des éléphants
On prétend que le cimetière des éléphants serait la dernière demeure des éléphants sentant la mort approcher.
Bien que, semble-t-il, conscient de la mort, notamment de ses semblables, le pachyderme quittant son groupe pour y rejoindre un endroit où reposer en paix reste du domaine du mythe, ce comportement n'a jamais été remarqué chez les éléphants.
Même s'il a pu arriver qu'un amas d'os d'éléphants ait été découvert en un endroit précis, les causes peuvent être multiples (attaque, famine, accident, maladie d'un troupeau, etc.) sans que cela implique obligatoirement une sépulture.
Quête du Graal des chasseurs d'ivoire, jamais le mythique cimetière des éléphants ne fut découvert car jamais il n'a véritablement existé.

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Enrhumé ? Bisous interdits...
Le mode de contamination favori du rhinovirus est le contact direct ou indirect via les sécrétions nasales : quand on se touche le nez et qu'on donne ensuite la main à quelqu'un ou qu'on touche une poignée de porte... Tout objet touché accueille des germes susceptibles de contaminer d'autres personnes lorsqu'elles se frotteront le nez ou les yeux.
En revanche, le virus du rhume (contrairement à celui de la grippe) est très peu présent dans la salive ou dans la gorge ; il n'y a donc pas de danger à se faire des bisous !

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Les vertèbres cervicales
On fait généralement le rapprochement entre cerveau et vertèbres cervicales. Et pourtant, le mot "cervical" n'a aucun lien étymologique avec le mot "cerveau", puisqu'il a pour étymologie le latin "cervix" qui désigne le cou.
Les vertèbres cervicales sont donc tout simplement celles du cou et non celles du cerveau.

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Une plante verte dans la chambre
Une plante dans la chambre à coucher, ce n'est pas sain, dit-on : la nuit, la plante rejette le gaz carbonique et absorbe l'oxygène...
C'est vrai.
Cependant, le rapport entre ce que recrache une plante verte la nuit en gaz carbonique et ce que votre conjoint peut causer comme dégâts à votre espace vital, penche irrémédiablement en faveur de la plante.
Mieux vaut donc virer votre conjoint de votre chambre et garder la plante qui, elle au moins, ne ronflera pas.

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Comme c'est bizarre...

On prétend que...
  Le muscle le plus fort du corps est la langue.
  Le cri du canard (coin-coin) ne provoque pas d'écho, et personne ne sait pourquoi !
  Multiplier 111,111,111 x 111,111,111 = 12,345,678,987,654,321
  Si le cheval d'une statue équestre a deux jambes en l'air, le cavalier est mort au combat.
S'il a un seul antérieur soulevé, le cavalier est mort de la suite de ses blessures reçues au combat.
Enfin, si les quatre sabots touchent le socle, l'honoré est mort de mort naturelle.
  Miguel de Cervantès Saavedra et William Shakespeare sont considérés comme étant les plus grands auteurs, respectivement, de la littérature espagnole et anglaise.
Tous deux moururent le 23 avril 1616.
  Il nous a fallu 20 siècles pour calculer la distance entre la Terre et le Soleil (149,400,000 km). Pourtant, il suffisait de multiplier par 1,000,000,000 la hauteur de la Pyramide de Kheops, construite 30 siècles avant nous.
  Il est impossible de se lécher le coude.
  Il est possible de faire monter des escaliers à une vache, mais impossible de la faire redescendre.
  Le briquet a été inventé avant les allumettes.

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Sources :


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