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Durée : 00:08:54


Fantasia est le troisième long-métrage d'animation et "Classique d'animation" des studios Disney, sorti à la fin de l'année 1940. Sa production a été lancée peu après Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) en parallèle de Pinocchio sorti au début de l'année 1940.
Ce film est une expérimentation sans dialogue dont le but est d'illustrer ou d'accompagner avec l'animation des thèmes de la musique classique. Huit extraits musicaux, joués pour la plupart par l'orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski, composent les sept séquences de ce dessin animé. C'est aussi pour de nombreux auteurs et critiques une œuvre d'art d'un genre nouveau, un pont entre les arts et une "nouvelle forme de présenter l'art" (un nouveau média).

L'Apprenti sorcier
Ce court-métrage utilise le scénario du poème Der Zauberlehrling écrit en 1797 par Goethe et la musique de L'Apprenti sorcier (1897) de Paul Dukas, illustrant le poème.
Mickey Mouse emprunte le chapeau magique de son maître. Grâce à ce pouvoir, il transforme un balai en serviteur pour qu'il porte des seaux d'eau à sa place...

En introduction, sur un fond de cordes, le contrebasson puis tout l’orchestre exposent tour à tour le thème de l’apprenti, et l’incantation magique.
Puis un thème plus rapide avec un rythme fort, dont le développement fugué occupe la place la plus importante de l’œuvre, suggère le mouvement du balai : les trompettes sonnent, le basson (le balai) s’anime de plus en plus vivement dans un rythme lancinant.
L’orchestre tout entier commente l’action et traduit (violons) la panique du héros incapable d’arrêter la marche infernale du balai.
A l’instant où les deux morceaux du balai fendu se relèvent, tout naturellement la fugue simple se transforme en double fugue pour donner naissance à des développements doublés qui se croisent, se poursuivent et se chevauchent dans un tumulte délirant mais ordonné, qui nous emportent dans un tourbillon sonore enivrant où mille idées sont soufflées.
Un soudain fortissimo final indique le retour du maître qui rétablit l’ordre en un tour de main : c’est la conclusion où reviennent les éléments de l’introduction et où apparaissent la magie et le mystère.

Sources :
Wikipedia
PAUL DUKAS


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