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4ème histoire :

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bouton   Texte proposé par monique szczebara

C'était l'été, il faisait nuit et j'étais seule. Bien sûr, cela m'arrivait souvent depuis qu'il était parti, mais ce soir-là je ne me sentais pas tranquille. En fait je n'arrivais pas à définir pourquoi, le vent peut-être ou bien ce coup de téléphone.
J'étais assise au salon en train de regarder une série idiote à la télé quand ça a sonné. Je me suis levée pour répondre mais quand j'ai décroché, rien. J'ai pensé qu'il s'agissait d'une erreur. Comme j'étais debout, j'en ai profité pour aller me chercher un verre d'eau à la cuisine.
J'ai toujours soif quand il y a du vent.
J'étais à peine arrivée à la cuisine que ça a sonné de nouveau. J'ai répondu de la cuisine. Cette fois, une voix à peine audible a dit : "ne quittez pas on vous passe votre correspondant".
J'ai attendu mais rien. Alors j'ai raccroché et depuis je sursaute au moindre bruit... Je décidais d'aller me coucher. J'étais en train de me brosser les dents lorsque la sonnerie du téléphone retentit à nouveau. Tout comme précédemment, une voix tamisée me dit de rester en ligne et, deux ou trois minutes après, on raccrocha...
"Quelqu'un me fait une farce !" ai-je pensé, sans avoir trop envie de rire. Le vent soufflait en rafales à présent et faisait claquer les volets en soulevant les rideaux. Bien sûr, c'était une farce. Je décidai donc d'aller me coucher comme si de rien n'était. C'est en passant devant la fenêtre de ma chambre que je remarquai la personne dans la cabine téléphonique située juste en face de chez moi. Je n'arrivais pas à voir si c'était un homme ou une femme. Il ou elle était en train de composer un numéro et avait posé l'écouteur sur son oreille. La sonnerie du téléphone me fit sursauter et mon coeur battit la chamade. Impossible pour moi de bouger, j'avais l'impression d'être clouée sur mon parquet, je ne pouvais que regarder la cabine téléphonique. Il ou elle raccrocha le combiné et, aussitôt, la sonnerie s'arrêta.
Qui était-ce ? L'ombre ne quittait pas la cabine. Si je m'habillais en vitesse, je pourrais descendre les deux étages assez rapidement. Mais si il ou elle quittait la cabine pendant ce temps-là ?
Il fallait que je reste là, à regarder une ombre qui, à nouveau, décrocha le téléphone.

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Participants : monique szczebara, Naïma, Béatrice
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